Otherworld Nation Founding Chronicles

Chasse et Cueillette


Traduction: Magycio

Edit: Zerkre


 

Je me tenais à dix mètres de la cible en bois.

Je levai l’arc en regardant intensément la cible.

J’encochai la flèche au maximum, visai soigneusement et tirai.

La flèche passa proprement à côté de la cible et disparu dans les bois.

« Chef, t’es vraiment nul à ça. C’est déjà la 10ème fois. »

« T-T’es trop bruyant ! Alors pourquoi toi, tu ne le fais pas ? »

Je tendis l’arc à Ron.

Le tir à l’arc était vraiment difficile.

Je ne peux bander l’arc à son maximum qu’en y mettant beaucoup de force comme la corde de l’arc était raide.

Je ne peux pas atteindre la cible si je ne le tiens pas fermement.

Je ne suis pas nul, le tir à l’arc est juste trop difficile !

Ron encocha la flèche et ira sur la corde jusqu’au bout et visa évidemment.

Et il tira.

La flèche se planta dans le sol juste devant la cible.

« On dirait que Ron ne peut pas le faire non plus. Alors on ne pourra pas chasser avec ça. Qu’est-ce qu’on devrait faire ? C’est préoccupant. »

« Ne dis pas ça en ayant l’air aussi joyeux ! T’es vraiment un gamin !! »

« Mais je suis un enfant, tu sais ? »

« T’as l’esprit d’un adulte !! »

Gamin casse-pied. L’esprit et le corps sont deux choses différentes !

Alors que nous discutions, Ron et moi, Gram nous prit l’arc.

Il encocha ensuite une flèche silencieusement et tira.

La flèche se planta magnifiquement dans la cible.

« Impossible !! »

« C’est louche que Gram puisse le faire !! »

« Co-Comment vous pouvez dire ça tout les deux… »

C’était juste de la chance, un coup de chance extraordinaire.

C’est impossible que Gram, qui a de toute évidence de mauvais réflexes, puisse toucher quelque chose.

« Essaie encore une fois. »

« O-oui. »

Gram hocha la tête et encocha une nouvelle flèche.

Elle se planta simplement dans la cible.

Ce n’était pas de la chance…

« Alors que je sentais que la corde était très tendue, tu as pu la bander complètement. Et je ne peux même pas effleurer la cible alors que toi, tu l’as touché… dis moi, honnêtement, tes réflexes sont si bons ? »

« Hein ? O-oui… peut-être… »

Ça veut dire quoi ça, peut-être ? Au moins, essaie d’avoir plus confiance en toi.

« Dis moi ton secret. »

« Eh bien… Tu ne dois pas utiliser ton bras pour l’arc, tu dois utiliser les muscles de ton dos quand tu tires sur la corde. »

Bander avec ton dos ?

Pour l’instant, j’ai le talentueux Gram pour me montrer les bons mouvements.

Avec ses conseils, j’ai pu facilement bander la corde de l’arc.

Cependant, je n’ai pas pu toucher le cible.

Oh, bon, j’ai qu’à laisser Gram s’occuper de la chasse.

« Après trois ans, le griffon ne nous ravitaillera plus. Alors, nous ne pourrons plus manger de viande. Ça dépendra alors de tes compétences à ramener du gibier. Fais de ton mieux ! » dis-je en posant une main sur l’épaule de Gram

Gram acquiesça nerveusement.

« Mais on n’a pas qu’un arc ? Ça sera trop dur pour Gram seul. On doit en obtenir plus. »

« Tout doux, ne paniquez pas. J’y ai aussi pensé. Avant tout, regardez ça. »

« C’est quoi ? Une pochette ? »

« C’est une fronde ! »

Le griffon avait attrapé quelque chose ressemblant à un lapin pour nous. J’avais écorché la peau du lapin et l’avait utilisé pour fabriquer ça.

La structure était simple mais le montage m’avait donné un peu de mal.

« On l’utilise comme ça. »

Je mis une pierre dans la fronde et la fis tournoyer avec un mouvement ample du bras.

La pierre vola très loin.

« Avec de l’entrainement, on sera capable de toucher un oiseau avec. Par dessus tout, c’est facile à faire. J’en ai déjà trois. On pourra rapidement en donner une à tous le monde si vous m’aider. »

Les enfants me harcelèrent pour que je les laisse essayer.

Bon~, c’est dur d’être le mec sympa.

 

♦ ♦ ♦

 

« Youhou, j’ai une prise ! Regardez ! Il est plutôt gros… »

Je regardai ce qui était au pied de Ron.

Il avait pêché cinq poissons, tous plus gros que le mien…

« Et puis zut ! »

« Le chef est très mauvais perdant. Très mauvais perdant. »

« Ne le dis pas deux fois ! »

Mon cœur ne peut pas le supporter.

« Nous avons seulement deux cannes à pêche, mais le chef n’en a pas besoin d’une, ça serait mieux de la donner à quelqu’un d’autre. »

Grrrrrrrrrrrrrrr.

C’était un choix logique…

De toute façon, la pêche seule ne remplira pas tous nos estomacs.

Eh bien, ce n’est pas si important.

Non, je ne suis pas vexé !

« On n’y peut rien, bon, je vais la donner à Soyon alors. Vous pourrez tous les deux pêcher en amoureux. »

« Qu— ! Qu’est-ce que tu veux dire par là, chef ?! Je ne pense pas à Soyon comme ça. »

Le visage de Ron avait viré au rouge coquelicot.

Génial, c’est ma victoire.

Je jubilai d’avoir eu le dessus.

 

♦ ♦ ♦

 

« Cette herbe est comestible. Cette baie te donnera la diarrhée, mais tu peux en ôter les toxines en la trempant dans de l’eau. »

« Sans surprise de ta part. D’ailleurs, tu manges autre chose que de la viande ? »

« Bien sûr, occasionnellement. Quelque fois, je veux manger des légumes. »

Comme attendu d’un griffon.

Il avait une alimentation équilibré.

Je veux dire, comme il a le haut du corps d’un oiseau, ça n’a rien d’étonnant.

Non, un oiseau est-il toujours un oiseau bien qu’étant un oiseau de proie ?

Maintenant que j’y pense, dans quelle classification entrerait le griffon ? Est-il un mammifère ou un oiseau ?

Est-ce si important ?

« Pourquoi est-ce que tu me demandes tout ça, gamin ? Vous n’avez pas déjà votre champ ? »

« C’est parce que l’agriculture peut avoir un impact sévère sur l’environnement. Et en ce qui me concerne personnellement, je ne suis pas vraiment bien informé sur l’agriculture. Il se peut que j’échoue. Par conséquent, j’ai besoin d’une assurance. »

Ces enfants ont été abandonnés à cause d’une famine.

Je ne suis pas pleinement convaincu qu’une telle chose ne se passera pas dans nos champs.

« Humm, je vois. Bon, je vais retourner dans mon territoire. Je suis un peu fatigué, » dit le griffon, puis il battit des ailles.

Il s’envola rapidement.

« Je devrais aussi me mettre en route. »

Il était probablement environ l’heure à laquelle je devais retourner au village.

J’entendis alors quelqu’un crier.

C’était la voix de Rosewood !!

Je me mis à courir.

Je mis ma main sur le pommeau de l’épée que j’avais prise pour ma protection.

Le museau de tous les animaux sont leur point faible.

Il fuirait sans doute si je le frappe là.

Si jamais il se met en colère contre moi… au moins, Rosewood aura une chance de s’enfuir.

Ma vie était déjà supposé d’être finie de toute façon.

Je courais quand j’entendis plusieurs voix portées le vent.

« Hé, arrête de courir, idiot de gamin ! »

« Arrêtez ! Ça ne sert à rien de m’enlever. Mes parents m’ont abandonné ! Ils ne vous donnerons pas de nourriture contre moi ! »

« T’es vraiment idiot ! Je le sais déjà ça. Tu as beaucoup d’épée en fer, non ? »

L’agresseur était un humain !

Merde, c’était une erreur de montrer ces épées de fer ?

Néanmoins, ils sont plus faible que des loups ou des ours.

Je me sens un peu soulagé.

C’est maintenant que le kendo que le directeur de l’orphelinat m’a appris va se montrer utile.

Un homme et Rosewood rentrèrent dans mon champ de vision. Dieu merci, Rosewood ne semblait pas être blessé. Et l’homme était seul.

De plus, il me tournait le dos.

Je pris ma fronde. Rosewood sera protégé par le dos de l’homme. Je peux tirer sans inquiétude.

La pierre que j’avais laissé dans la fronde atteint splendidement la tête de l’homme.

« Aïe ! »

L’homme prit sa tête à deux mains, lâchant Rosewood.

« Rosewood !! Maintenant ! Avant qu’il soit trop tard ! » criai-je et Rosewood courut vers moi.

Maintenant, nous devons rapidement nous enfuir.

 

♦ ♦ ♦

 

« Attend ! sale gamin ! »

C’est mauvais, il va nous rattraper.

Les foulées d’un enfant ne valent rien face à celles d’un adulte.

La distance entre nous allait rapidement se raccourcir.

« Rosewood, fuis sans moi ! Je le retiendrai ici. »

« Ma-mais… »

« Vite !! » l’exhortai-je.

Cravaché par mon cri, il fuit à toute vitesse. Bien, avec ça, c’est maintenant bon.

« Hoo, tu gagnes du temps pour laisser ton ami s’enfuir ? Ça va me faire pleurer. De toute façon, tu as un bien joli visage. »

L’homme avec un bâton de bois eut un sourire suffisant.

Le bâton était très gros. Selon l’endroit où je serais frappé, je pourrais être instantanément tué.

« Dis-moi une chose. Quel est ton but ? »

« Je vais vous prendre les épées en fer, andouille. »

« Et après ça ? »

« J’échangerai ces épées contre de la nourriture. Je n’en peux vraiment plus de travailler aux champs, donc j’allais aussi prendre quelques esclaves. Mais maintenant, à cause de toi, je dois changer mes plans. »

« Vraiment, c’est un soulagement. »

« Soulagement ? »

« Tu es un idiot, une ordure ! »

Je dégainai d’un coup mon épée et m’approchai rapidement de l’homme.

L’homme essaya de se protéger avec le bâton en bois, mais c’était trop tard.

Mon épée en fer trancha la chair de l’homme en même temps que le bâton.

« Gyaaaaa !! »

« Crève ! »

Je levai mon épée une fois de plus et la planta dans son cœur.

Du sang frais jaillit.

 

♦ ♦ ♦

« Dieu merci, il a été négligent. »

il a mal combattu, se laissant distraire par mon babillage. À cause de sa taille, il me regardait de haut en pensant qu’il me surpassait.

La différence entre lui et moi était écrasante, autant mes techniques de kendo que la qualité des armes.

Et pourtant, ce gars a été négligent.

Ça ne changerait rien si un amateur pouvait combler l’écart en un rien de temps.

En fait, le meurtrier n’était même pas un maître en arts martiaux.

C’est le premier qui embroche son ennemi qui gagne.

« Il n’y avait pas d’autre moyen. J’aurai été sodomisé si je n’avais rien fait. Il y avait aussi la possibilité de mourir de faim s’il avait pris mon épée. Beaucoup d’adultes aurait pu venir si l’emplacement du village avait été découvert. Je devais le tuer. Je n’avais pas le choix, » me justifiai-je.

J’avais raison. Je n’avais pas d’autre choix que de le faire.

Je baissai les yeux sur le cadavre.

Après, je fus pris d’une intense nausée.

Et je vomis.

Tout ce qui se trouvait dans mon estomac en sortit.

Je n’ai aucune empathie particulière pour ce gars. Une telle ordure méritait de mourir.

J’étais seulement malade car j’avais fais quelque chose à quoi je n’étais pas accoutumé.

« Chef !! Tu vas bien ?! »

J’entendis la voix de Ron.

Des enfants avec des épées de fer étaient devant moi.

Rosewood semblait aller bien aussi.

« C’est bon. Je vais bien. »

Aussitôt que j’eus fini de parler, je m’évanouis.

 

♦ ♦ ♦

 

Je ne sais pas à quoi ressemble mes parents.

Mes tuteurs furent les professeurs de l’orphelinat.

De temps en temps, quand je voyais un enfant pleurer car il voulait voir ses parents, je me sentais seul.

Ce n’était pas comme si je ne voulais pas les rencontrer.

Pourquoi mes parents m’ont-ils abandonné ?

Coûtais-je trop cher à élever ?

Ou ma mère était-elle mineure ?

Étais-je l’enfant de quelqu’un ayant été violé ?

Dans tous les cas, l’excuse que je me suis faite quand j’ai tué l’homme était probablement la même que quand ils m’ont abandonné.

Après tout, les chiens ne font pas des chats.

 

♦ ♦ ♦

 

« Uuh… Où suis-je ? »

« !!! Almus est réveillé !! »

J’entendis la voix bruyante de Tetra.

Qu’est-ce qui se passe ? C’est trop bruyant. Laissez-moi dormir encore un peu.

Les enfants se rassemblèrent autour en faisant du bruit.

« Qu’est-ce qu’il y a ? Vous avez l’air tout paniqué. »

« Chef, tu dors depuis trois jours. »

Trois jours ?

Pourquoi ai-je autant dormi…

Ah, je vois. c’es parce que j’ai tué une personne.

Et donc je me suis évanoui, hein ?

Bien que je me souvienne de ça, je ne me sens plus nauséeux.

Trois jours, ça a dû être suffisant pour que mon esprit s’en remette.

« Frérot ! Tu vas bien ? »

Rosewood me regardait en face.

Frérot, hein… c’est agréable à l’oreille.

« Je vais bien, merci. Désolé de vous avoir inquiété. »

Je caressai la tête de Rosewood.

Rosewood me sauta à la poitrine en pleurant.

« J’étais si inquiet pour toi ! Je pensais que mon frère allait mourir à cause de moi… !! »

« Je suis vraiment désolé. J’ai juste fait une chose à laquelle je n’ai pas l’habitude, ça m’a fatigué. Je peux probablement recommencer à travailler aujourd’hui. »

Je continuai à caresser la tête de Rosewood.

Je voudrais qu’ils m’appellent papa si possible…

 

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