Otherworld Nation Founding Chronicles

Agriculture et Bétail


Traduction: Magycio


 

Défricher puis cultiver.

Dis comme ça, ça semble facile mais c’est un travail terriblement difficile.

D’abord, nous devons abattre des arbres puis désherber, et alors déterrer les racines qu’il y a dans le sol.

De cette façon, un champ pourra voir le jour.

Mais un champ n’était pas la seule chose nécessaire aux plantes. Il leur faut aussi de l’eau.

En d’autres mots, je dois puiser l’eau d’une rivière quelque part.

Bon, je pourrais utiliser un terrain qui serait près d’une rivière, c’est plus pratique.

Bien que ce soit une pensée digne d’un amateur, pourrions-nous faire quelque chose comme ça en une année ?

Je serai désemparé si nous n’y arrivions pas.

Il y aussi la chasse bien sûr, mais j’estime qu’il sera difficile de nourrir 30 personnes uniquement avec le produit de la chasse.

Réciproquement, l’agriculture seule ne suffirait pas aussi.

Nous devrons faire un peu des deux.

Donc, tout d’abord, le problème principal, où défricher.

Je ne sais pas quel type de terrain convient pour les cultures. Je veux dire, je dois déjà demander au griffon si nous pouvons couper les arbres de sa forêt.

Je devrais chercher un autre endroit si je n’ai pas sa permission.

« Voilà, qu’en penses-tu ? »

« Cela ne me dérange pas. Mon territoire est au cœur de la forêt. Tant que vous ne l’endommagez pas, vous pouvez abattre et bruler autant d’arbres que vous voulez. »

Étonnamment, il m’a facilement donné son accord. C’est un peu décevant.

« Votre race aime beaucoup gratter le sol. Je ne ferais jamais de choses aussi ennuyeuses… Oh, maintenant que j’y pense… »

« Quoi ? Tu te rappelles de quelque chose ? »

« Si je ne me trompe pas, des humains ont fondé un village dans cette forêt il y a 30 ans. Je crois qu’il a été abandonné à la suite d’une épidémie. Ce qui me rappel, ces idiots m‘avait accusé de les avoir maudit. C’était vraiment vexant. »

Le griffon avait fini sa phrase dans un grommèlement assorti d’une plainte.

Mais, pour moi, c’est vraiment important si ce n’était pas la raison pour laquelle le village a été déserté.

« Si il y a un tel endroit, on devrait y aller ! Alors, il est où ce village ? »

« Hum… Je ne suis pas sûr, cela fait longtemps. Et puis, je n’ai aucun intérêt pour ce genre de choses. Monte, nous le verrons peut-être depuis le ciel. Si tu le vois pas, abandonne tout simplement, » dit le griffon en me montrant son dos.

Non, le monter…

Je vais mourir si je tombe.

« Dépêche-toi. »

« Compris. »

Néanmoins, je ne sais pas quand il changera d’avis et la vie de trente personnes est en jeu. Je n’ai pas d’autre choix que de le faire.

Je montai sur le dos du griffon. Maintenant que je suis monté sur son dos, je devrais revoir mon évaluation de sa taille.

Si j’étais à son goût, il ne ferait probablement qu’une bouchée de moi…

« On y va ! »

« Uhii ! »

Un cri bizarre sortit de ma bouche.

J’avais le cœur au bord des lèvres.

Je déteste les montagnes russes…

Le griffon gagna rapidement de l’altitude sans faire attention à moi.

Je regardai tout d’un coup vers le bas.

« Uwaaaaaaaaaaa !!! »

« Hé, ne sois pas aussi bruyant. Et ne m’étrangle pas ! »

Je m’étais instinctivement agrippé au cou du griffon.

Voler sans attache était effrayant.

Mais dents commencèrent à s’entrechoquer d’elles-mêmes.

« … Et si je fais pipi ? »

« Je te laisse tomber. »

Le griffon s’arrêta finalement après cette discussion.

« Si je ne me trompe pas, c’est par ici… Là, réjouis-toi. »

Je baissai les yeux timidement.

Après tout, je sentais mes organes internes se battre pour sortir.

Cependant, ça valait le coup d’avoir eu peurla frayeur en valait la chandelle

Il y avait quelques arbres qui ne semblait pas être là naturellement et des ruines dont certaines ressemblaient à des maisons.

« Nous allons descendre ! »

« Att–, trop vite. Trop vite !!! » criai-je à pleins poumons.

♦ ♦ ♦

« Hum. La forêt a repris ses droits dans le village… tant pis, c’est toujours mieux que de partir de zéro, non ? »

« Très juste. »

Le village en ruine était bien mieux situé que je le pensais.

Une rivière traversait son centre et elle semblait être potable.

La plupart des maisons semi-souterraines étaient délabrés mais certaines paraissaient encore être utilisable si on les réparait.

Fallait si attendre, des mauvaises herbes couvraient les champs mais ça ne serait pas un problème si on les arrachait. Du moins, ça sera plus facile que de faire un champ à partir de rien.

Quant au problème fondamental de savoir si l’agriculture était possible avec seulement la force d’un enfant, je pense que oui, on peut probablement le faire.

La loi japonaise du système de répartition des terres agricoles (handen shūju sei) distribuait des champs aux garçons et aux filles de plus de 6 ans. Si mes souvenirs du manuel scolaire sont bon, chaque champ faisait environ 20 ares (20 000m2 ).

Je suis sûr aussi qu’une récolte d’un koku (quantité de riz mangée par un japonais en un an) aurait besoin d’un dixième d’un hectare (à peu près 10 ares).

Si un japonais de 6 ans de l’ancien Japon pouvait labourer 20 ares de terre, nous devrions en être capable aussi.

Eh bien, ça aurait dû être aux parents de labourer…

Pourtant, chacun d’entre eux devrait être capable de labourer un tiers par lui-même. Deux parents ne devraient pas pouvoir labourer toutes les terres allouées si ils ont beaucoup d’enfants.

Nous avons aussi des outils agricoles en fer que les anciens agriculteurs n’avaient pas.

De plus, je pourrai probablement acquérir plus tard un bœuf ou un cheval et les faire labourer les champs.

Ouais, peut-être qu’on peut le faire.

Et si on ne le peut pas, j’ai juste à demander au griffon de nous aider. Ça serait vraiment facile pour lui de défricher le champ.

« C’est génial, merci beaucoup. Avec ça, nous ne devrons pas commencer à cultiver à partir de rien. »

« Ce n’est pas comme si je l’avais labouré. »

« Mais ce n’est pas à grâce à toi que ces gens sont partis ? »

Ô vénéré griffon. Sans toi, rien de tout ça n’aurait été possible. Eh bien, puisque c’est quelqu’un sous sa protection qui lui a demandé son aide, c’est naturel qu’il ait coopéré.

« D’ailleurs, je peux poser une question ? »

« Oui ? »

« Une famine a fait rage, c’est ça ? Sais-tu ce qui l’a causé ? »

Cette question me taraudé depuis un moment.

Je sais uniquement qu’il y avait une famine parce que Tetra me l’a dit mais il y a différents types de famines.

Maladie, nuée d’insectes comme des sauterelles, des dégâts causés directement par des tempêtes ou une mauvaise récolte due au climat.

Je pourrai faire la même erreur si je commence à cultiver sans le savoir.

Ça aurait été légèrement maladroit de le demander aux enfants, donc c’est vers le griffon que je me suis tourné.

« De ce que les enfants m’ont dit, c’est probablement une maladie. »

« Quels types de cultures ont été infecté par la maladie ? »

« Tous. »

« Hein ?! »

Une maladie qui touche toutes les cultures ? Qu’est-ce qu– elle devait être invulnérable.

« Dis-tu bien tous ? Tous, du blé aux fruits ? »

« Oui, exactement. »

Mais qu’est-ce que c’est ?

Je pourrais comprendre si c’était une maladie qui touchait des cultures semblables comme le blé et l’orge, mais que différent type comme le blé et le raisin soit touché par la même maladie ?

C’est comme une maladie qui peut infecter l’homme et le poisson.

« J’ai eu aussi des doutes et j’ai envisagé quelque chose d’autre. Tu veux entendre ? »

« Oui s’il te plait. »

« Je pense que c’est une malédiction. »

Écouter ça est une perte de temps…

« Pourquoi est-ce que tu me regardes comme ça, gamin ? Les malédictions existent. »

« Tu as des preuves ? »

« Ma parole a force de preuve. »

Si c’est le griffon qui le dit, je n’ai pas d’autre choix que de la fermer.

Bon, si la réincarnation d’un autre monde et les bénédictions divines existent, qu’il y ait une ou deux malédictions, ça ne serait pas vraiment étonnant.

Mais alors qui a lancé la malédiction ?

« Gamin, ton espèce n’aime-t-elle rien de plus que s’entretuer ? Est-ce si étrange de penser qu’un groupe utiliserait son pouvoir pour affaiblir un autre groupe ? »

« Oui, c’est triste à admettre, mais ce que tu dis est vrai. »

Si la force armée d’une nation hostile tombe simplement grâce a une malédiction lancée à distance, c’est vraiment un outil utile.

« Pour qu’une malédiction affecte une zone si étendue, le pratiquant qui l’a lancé devait être très doué. »

« Et ça t’impressionne ? À quoi bon travailler sur ces cultures si elles peuvent être réduit à néant si la malédiction est lancée une fois de plus. »

« Hein ? Tout ira bien. Les humains sont des lâches. Je ne pense pas que la malédiction ait touché mon territoire et les terres près de la forêt. Cette malédiction n’est pas quelque chose qui peut être lancé plusieurs fois à la suite. »

C’est vraiment comme ça…?

Après tout, il en sait plus sur ce monde que moi.

Si il dit que tout ira bien alors tout ira probablement bien. Probablement.

« Bon alors, on va faire tous les enfants ici maintenant ?

« À propos de ça, il serait préférable de les déplacer demain. Le soleil va se coucher, » dit le griffon en regardant l’astre solaire.

Actuellement, le soleil avait juste passé son zénith.

Il devait être probablement 14h.

La grotte était loin au sud d’ici.

Ça aurait été différent avec des jambes d’adulte mais c’était des enfants. Le soleil va se coucher.

Ça avait pris seulement un instant en chevauchant le griffon, mais celui-ci ne sera probablement d’accord de faire des allers retours fréquents.

Et les enfants aussi ne le voudraient pas.

« Bon, monte. »

« Ugh… je dois le faire… »

Je revins à la grotte en criant.

♦ ♦ ♦

« C’est notre nouveau foyer. »

« Oooooh !! »

Les enfants crièrent de joie.

« Donc chef, qu’est-ce qu’on va faire en premier ? » dit Ron.

« Chef ? »

« C’est–, ça ne veut pas dire que je te reconnais comme chef. Juste un peu, je te reconnais juste un peu ! »

« Ron… tu devrais être plus honnête. »

Et Ron et Soyon commencèrent à se disputer devant moi.

C’est vraiment amusant à voir. Mais je n’ai encore rien fait, j’ai juste échangé les épées de fer contre des outils agricoles.

Pendant que je pensais ça, Tetra s’approcha de moi.

« Avant que tu arrives, tout le groupe était épuisé. Quand quelqu’un émettait un opinion, il était balayé par des contestations, mais les contestataires n’avaient pas de plan alternatif. Quand un petit voulait sa mère et commençait à pleurer, Ron et Rosewood, eux, commençaient à se battre. C’est grâce à toi que nous sommes comme tu le vois maintenant. »

« Plutôt que de me sentir soulagé, je me sens encore plus désolé pour ce qui vous est arrivé à tous avant. »

J’eus un sourire crispé. Honnêtement, je pense que ça peut être fait par n’importe qui.

Seulement, c’est uniquement possible de le faire en pensant comme un adulte. Un enfant ne peut pas le faire.

Mon idée d’échanger les épées de fer était juste du bon sens mais pour Ron, ça semble être une idée géniale.

« Tu me donnes trop de crédit. Ce village, c’est grâce au griffon aussi, » marmonnai-je.

« Alors, qu’est-ce que nous allons faire pousser ? » demanda Rosewood d’un air hargneux. Pourquoi cet enfant est si autoritaire…?

Comment un enfant peut être comme ça ?

« Je veux faire une rotation des cultures. »

« Rotation des cultures ? C’est bon à manger ? »

Non, ce n’est pas bon à manger, vraisemblablement.

« En gros, nous allons faire pousser de l’orge (semis de printemps) → des trèfles → du blé (semis d’automne) → des navets, dans un cycle de quatre ans. »

D’après les enfants, c’est la période de la moisson du blé donc, malheureusement, nous planterons du blé l’année prochaine.

La saison actuelle était celle pour planter des navets.

« Pourquoi faire si compliqué ? »

« Vous ne savez pas qu’une seule culture épuise le sol ? Les trèfles sont très efficaces pour revitaliser la terre. De cette façon, nous pouvons faire des récoltes tous les ans. »

Mais je ne connais pas exactement tous les détails moi-même.

Comme je l’ai appris en histoire-géographie, c’est plus comme mon seul avantage sur les enfants dans la création d’un village agricole.

Je m’occupais aussi un jardinet dans le jardin de la cuisine de l’orphelinat avant.

Rosewood avait toujours la tête penchée de perplexité. Il le faisait pour montrer qu’il ne comprenait pas du tout. Mais je n’ai pas assez confiance en mes connaissances pour l’expliquer complétement, donc je vais les laisser expérimenter.

« Sérieusement, on va faire pousser quelque chose d’autre ? »

« Probablement quelque chose comme des vignes ou des olives si c’est possible, » répondis-je à la question de Gram.

D’après les informations recueillies auprès des enfants, le climat de la zone semble être de type méditerranéen.

Par conséquent, je ne peux honnêtement pas assurer que la rotation de Norfolk sera efficace. Heureusement, c’est toujours faisable puisque le village est situé près d’une rivière.

Ça devrait aller pour les vignes et les oliviers. Cependant, ces deux plantes prennent du temps pour arriver à maturité et je doute encore qu’ils puissent satisfaire l’appétit de trente enfants.

De plus, pour cultiver des vignes et des oliviers, il faut une pente bien drainée. Ce village est sur terrain plat.

Comme je ne pense pas qu’ils puissent pousser sur terrain plat, je devrais juste voir à le faire plus tard dans le futur.

« Bon, puisque nous avons décidé de ce que nous allons faire… »

Tous en même temps, les enfants me regardèrent.

« Devrions-nous réparer la maison d’abord ? » dis-je en pointant du doigt la maison semi-souterraine en ruine.

♦ ♦ ♦

Le bétail ou animaux domestiques était quelque chose d’important dans la rotation de Norfolk.

L’avantage de cette méthode de culture, c’est qu’elle permet d’élever du bétail durant l’hiver.

De plus, le trèfle seul n’est pas suffisant pour fertiliser la terre. En laissant le bétail paitre sur le champ, les excréments que les animaux produiront serviront d’engrais. C’était nécessaire.

« Donc, nous devons nous procurer du bétail, » dis-je en face des enfants.

L’expression que prirent les enfants montrait qu’ils réfléchissaient. Peut-être qu’ils comprenaient un peu.

« Mais tu sais, avec la famine, les gens n’échangeront pas facilement leur bétail, non ? »

« Nous allons négocier avec le royaume de Rosaith, à l’est. Ce pays n’a pas beaucoup d’outils en fer, n’est-ce pas ? Ils voudront probablement dix épées de fer contre un seul bœuf et nous en avons besoin de deux. »

Avec des bœufs, ce sera beaucoup plus facile de labourer.

Je veux au moins un bœuf pour alléger le travail des enfants.

« Ils vont troquer des sources de nourriture aussi importantes ? »

« Si j’étais le chef du village, j’échangerai un bœuf contre cette ferronnerie, ensuite, j’obtiendrai une exemption de taxe en remettant celle-ci au gouvernement de Rosaith. »

Un bœuf ou deux est un coût supportable, vu qu’elles ne peuvent nourrir qu’un nombre limité de personnes.

Et durant une guerre, avoir du fer peut permettre de se remplir le ventre en l’échangeant. Beaucoup de personnes pensent ainsi.

« Il y a un seul problème. »

« Quoi ? »

« Je ne sais pas comment élever un bœuf. »

Tous les enfants s’effondrèrent à l’unisson.

« Euh… je peux m’en occuper, mes parents possédaient un troupeau, » dit Soyon.

« Très bien, alors je laisse ça à tes soins. »

Le bétail était très cher en entretien mais comment l’utiliser pour diminuer le nombre de bouche à nourrir était un peu un mystère pour moi.

« Je veux que quelqu’un de plus nous rejoignes. »

« Eh bien, je viens avec vous alors, » répondit Ron en s’approchant avec candeur.

Je m’y attendais un peu. Ron et Soyon sont toujours ensemble après tout.

« Alors allons-y. Tetra ! »

« Pourquoi encore moi…? »

« Tu es la plus intelligente ici, non ? Et si quelqu’un essaye de m’arnaquer ? »

Par ailleurs, le village où nous avons échangé les épées contre des outils agricoles était celui d’où venaient Ron et Soyon.

Et là, nous allons au village d’origine de Rosewood.

D’ailleurs, je ne sais toujours pas d’où viens Tetra.

Parce qu’elle ne me l’a pas dit. La seule chose que je savais c’est qu’elle était très instruite.

« Donc… on ne prend qu’un seul bœuf ? »

« Vraiment, juste un bœuf est suffisant. Mais pour compenser les rations du bœuf, nous devrons prendre aussi des chèvres. »

La viande et le lait de chèvre n’ont pas vraiment bon gout, mais les chèvres sont faciles à élever. Je voudrais au moins me procurer un couple si possible.

« Combien d’épées en fer allons-nous prendre ? »

« Il y en encore 15 de plus. Tu ne pense pas que c’est assez ? »

Dix serait suffisant, je pense, et puis tous les emmener ne serait vraiment pas sûr. Et revenir serait prise de tête.

« Bon, allons-y ! »

Au moment où je l’ai dit, Tetra eu un rire forcé. Tu détestes ça à ce point ?

♦ ♦ ♦

« Pourquoi ne voulez-vous pas troquer ? »

« C’est que… ce village n’a pas de nourriture en surplus… »

Le chef du village hésitait, et à juste titre.

Je continuai néanmoins à sourire.

« Ne voulez-vous pas obtenir une exemption de taxe en offrant ces épées en fer à votre pays ? Ne trouvez-vous pas insupportable ce besoin d’armes en fer ? »

Le royaume de Rosaith ne possédait pas le savoir pour produire du fer forgé.

Il importait donc du fer en commerçant avec les pays du nord, le fer étant une ressource indispensable pour à la fois l’agriculture et la guerre. Bien sûr, pour empêcher le royaume de Rosaith de devenir trop puissant, les royaumes producteurs les vendaient à des prix déraisonnables ou mettent en place des restrictions.

En outre, il y avait aussi des moyens de faire du commerce de vivre avec les pays en guerre.

Ces épées étaient en fer de qualité, amené par des courageux pensant qu’avec, ils pourraient facilement vaincre le griffon. En temps de paix, cet échange serait déjà terminé.

« Hmm… peut-être, c’est correct… »

Le chef du village commençait à être perturbé, il bougeait la tête dans tous les sens. Allez, on est là depuis longtemps, dépêche.

« Si vous ne voulez pas, pas de problème. J’irai juste voir un autre village. »

Dès que ces mots sortirent de ma bouche et que je fis mine de partir, le chef du village commença sérieusement à paniquer.

« J’ai décidé ! On échange. Que voulez-vous ? »

« Je veux une bœuf et cinq chèvres. Qu’en dites-vous ? »

J’avais opté pour une méthode de négociation à la hausse. Franchement trois ou quatre chèvre serait plus que suffisant. Il deviendrait nerveux si je passe au dessus de cinq.

« Cinq chèvres… c’est un peu cher… et juste deux ? »

« Si vous montez à quatre, j’ajouterai deux épées. »

Le chef du village hocha la tête. On dirait que je l’ai convaincu.

 

♦ ♦ ♦

 

« Génial, ça m’a l’air d’aller. »

J’entrai dans la zone clôturée pour voir le bœuf et les chèvres

Comme j’avais fait la clôture un peu n’importe comment, elle n’était pas très solide. Je devrais la consolider plus tard.

Et comme je ne voulais pas qu’ils s’échappent, j’avais demandé au griffon de leur faire peur. En insinuant que s’ils essayaient de s’échapper, il les tuerait.

En ce qui concerne le griffon, il a dit qu’il n’aimait pas menacer des animaux innocents, bien qu’il était impatient d’y aller.

Ce n’était pas comme si ils paraissaient particulièrement appétissants.

Le bœuf et les chèvres peuvent directement se nourrir. Je ne pense pas qu’ils se plaindront pour ça.

Eh ?! Toute l’herbe ne peut pas simplement pousser naturellement ? Eh bien, oui, ça tombe sous le sens. Il y a un risque qu’ils soient dévorés par un loup ou un autre animal carnivore ? Probablement.

« On doit vraiment avoir des chèvres maintenant ? Ça sera seulement pénible, » dit Tetra.

Eh bien, je peux la comprendre. Le bœuf peut servir de main-d’œuvre, les chèvres, non. Et l’on doit semer l’orge maintenant, garder les chèvres seraient juste un surplus de travail.

Mais il y avait une raison à ce que j’en avais besoin immédiatement.

« C’est pour le lait de chèvre. Ce n’est pas très bon, mais c’est nutritif. »

« … »

Tetra me regardait d’un air perplexe.

« Le griffon ne vous a apporter que des fruits et de la viande, non ? Il n’y a pas de calcium dans votre alimentation. Et sans calcium, les os se fragilisent. Et je pense qu’ici, ça serait fatal. Donc avoir des chèvres n’ait pas si déraisonnable. »

« Hmm. »

« Tu as compris ? »

« Seulement que tu penses à nous. »

Et elle sourit.

D’ailleurs, c’est la première fois que je vois Tetra sourire.

« Donc, tu as pensé à des noms ? » demanda Ron en caressant une chèvre. Il paraissait vraiment aimer ça.

« Pour les chèvres, en commençant par la droite, ce sera n°1, n°2, n°3 et n°4. Et le bœuf sera n°1 aussi. »

« Eh… C’est trop simple ! Les pauvres, » protesta Soyon en faisant le moue.

« Pauvre chose… Ce sont du bétail. Ils ne sont ni des amis, ni de la famille, ni des animaux de compagnie. Il viendra probablement un temps où nous devrons les tuer pour les manger. Si vous leur donnez un nom, ils ne seront plus du bétail mais un animal de compagnie. Ça n’en sera que plus douloureux plus tard. »

Au Japon, si vous frappez un animal de compagnie, comme un chien, c’est considéré comme de la maltraitance animale.

Toutefois, tuer des cochons et des vaches n’est pas un crime.

C’est la nature, un animal de compagnie et du bétail sont deux choses différentes.

Le bétail n’était qu’un outil. Pas de place à l’émotion.

Si l’on nomme du bétail, il devient un animal de compagnie.

C’est impossible qu’un enfant ne les prennent pas en affection en s’occupant d’eux mais, au moins, je veux éviter de les nommer.

« C’est vrai… Nous allons les manger un jour… »

Les enfants regardèrent affligés le bœuf et les chèvres.

L’ambiance devenait semblable à des funérailles.

Mais ça ne veut pas dire que nous les avons pris pour les manger ne particulier…

« Comme la viande de chèvre n’est pas très savoureuse, nous les mangeront que dans des situations extrêmes. Et le bœuf est une importante main-d’œuvre. Travaillons dur sur l’agriculture, et nous n’aurons pas besoin d’en arriver là, » dis-je en criant afin d’égayer les enfants.

« Pour le moment, je veux faire quelque chose pour les mauvaises herbes qui ont poussé sur le champ… Plutôt que de désherber, ce sera bien plus rapide que le bœuf et les chèvres les mangent. Donc lâchons-le dans le champ. »

Nous guidâmes le bœuf et les chèvres vers le champ.

Est-ce que la menace du griffon fut efficace ou est-ce que la supervision de Soyon fut excellente, ou voulaient-ils juste manger de l’herbe ? Dans tous les cas, le bœuf et les chèvres entrèrent dans le champ facilement.

Le champ n’était pas très grand.

Avant, en se basant sur le nombre de maison semi-souterraine, ce village devait compter probablement environ de 100 villageois.

Une fois que le bœuf et les chèvres auront fini de brouter l’herbe, nous commencerons immédiatement à labourer.

Je pense que le sol est relativement meuble car c’est un ancien champ, mais avec le force d’un enfant…

Pour l’instant, nous devons obtenir une serfouette, mais est-ce que ça suffira…

Eh bien, au moins pour les six prochains mois, je n’attends pas de moisson.

Le griffon nous a assuré de nous approvisionner pour une autre année.

Donc il n’y pas lieu d’être impatient.

 

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