Otherworld Nation Founding Chronicles

Le Griffon


Traduction: Magycio

Edit: Zerkre


 

La réincarnation.

C’était un phénomène des romans de fiction qui avait de grandes chances de se produire lorsqu’on était écrasé par un camion.

Ces romans sont des histoires inventées, pour le dire franchement, ces histoires n’arriveraient pas dans la vraie vie.

Par conséquent, la réincarnation était une invention, c’est impossible que cela arrive dans la réalité.

Oui, ça devrait être impossible.

« C’est un rêve, j’en suis sûr, ça doit juste être un rêve. Je suis sûr que je me réveillerai dans un lit à l’hôpital. Le fait d’avoir été renversé par le camion était aussi un rêve. Oui, j’en suis certain. Les humains ne peuvent que mourir, donc c’est impossible. »

Je m’allongeai sur le sol en pensant cela.

Le ciel nocturne était parsemé d’étoiles et d’une énorme lune.

C’est tellement beau~ pour un rêve !

Je fermai les yeux.

Je croyais que quand je me réveillerai, tout ceci ne serait plus qu’un rêve.

♦ ♦ ♦

C’était la réalité en fin de compte !

Je vérifiai mon visage sur la surface de l’eau sous l’éblouissant soleil de l’aube et je désespérais de ce que j’y voyais.

Qu’est-ce que je vais faire maintenant ?

Je n’en ai aucune idée !

« Toutefois, ce visage n’est pas si mal. »

Le reflet devant moi était celui d’un jeune garçon… non, de mon visage.

Emacié et crasseux comme un chien errant, mais toutes les parties de ce visage étaient plus que convenables.

La couleur de la peau, eh bien, je dirais qu’elle est olivâtre.

« Bon, maintenant que je suis réveillé, je vais devoir m’y résigner de toute manière… »

Pour commencer, je dois préparer le nécessaire à ma survie.

Après avoir rassemblé des informations, s’il existe un moyen de retourner au Japon, j’y retournerai. Dans le cas inverse je vivrai ici.

Ce sera mon objectif désormais.

Mais d’abord, je dois dire une chose…

« Mon corps a besoin de nourriture. »

Donc, je me levai.

♦ ♦ ♦

J’ai parcouru la forêt.

Au début, je pensais que les arbres de celle-ci étaient vraiment grands mais maintenant, je comprends.

Ils paraissaient grands car j’avais rapetissé. En fait, ils ne l’étaient pas vraiment.

« Néanmoins, il n’y a rien dans cette forêt. »

Il n’y avait pas de noisettes ou tout autre type de fruits du tout.

L’herbe que j’avais en quelque sorte mangée poussait à l’intérieur de la forêt… Je vais me retenir de refaire ça, je ne veux pas mourir.

D’après la température, je présume que c’est l’été.

Il devrait y avoir au moins chose que je puisse manger pendant l’été. Peut-être que je cherche mal.

En premier lieu, je ne sais en ce qui concerne les plantes sauvages. De plus, je pars du principe que cet endroit était un autre monde.

Ce serait un mystère pour moi si la végétation était la même que celle de la Terre.

« Dans tous les cas, je n’ai pas d’autres choix que de me nourrir d’insectes… »

Je regardais une file de fourmis qui défilait devant moi.

Bien que c’était grâce au mille-pattes de la nuit dernière que j’avais recouvré un peu de force, ça ne voulait pas dire que je devais en manger d’autres immédiatement.

Mais ce corps était mal-nourri de base.

Je ne serais peut-être pas capable de me déplacer demain si je le pousse dans ses retranchements aujourd’hui.

Je devrais au moins apprendre à faire un feu.

Pour que je puisse griller et manger l’esprit en paix des fourmis, cigales, mille-pattes et même des scorpions.

Eh bien, j’ai mangé quelque chose de cru et se tortillant  hier à peine.

Je me demande comment faire un feu.

Je sais. La chaleur créée en frottant deux petites branches ensemble allumerait un feu…

Allumer un feu était quelque chose d’obscur pour moi, je ne trouvais même pas des branches convenables.

J’ai le pressentiment que ce n’est pas intelligent de gaspiller mes forces et mon temps si je ne peux pas le faire.

C’est probablement mieux de chercher une habitation humaine.

« Hé, gamin. C’est mon territoire. Quitte-le de ce pas ! »

Une voix a retenti dans mon dos.

Cette voix est autoritaire, mais je suis sûr qu’elle appartient à un humain.

Le ciel ne m’a pas encore abandonné !

« Je suis perdu… »

Quand je me retournai, je me retrouvai nez-à-nez avec un monstre.

La partie supérieure de son corps ressemblait à celle d’un aigle et il avait de grandes ailes.

La partie inférieure était munie de quatre pattes, c’était celle d’un lion.

C’était un griffon.

Finalement, le ciel semble bien m’avoir abandonné.

♦ ♦ ♦

« Euuh, je n’ai pas bon goût ! Regarde, j’ai la peau sur les os. J’ai uniquement mangé un mille-pattes hier. Donc, c’est mieux si tu arr—arrêtes ! »

Dis-je précipitamment en reculant.

Je viens d’être réincarné et suis passé par beaucoup de problèmes, pourquoi dois-je passer par tant d’épreuve pour reprendre ma vie en main ?

« Je suis bec-fin. Pourquoi devrais-je manger un gueux comme toi ? Me prends-tu pour un idiot ? »

« C’est­— c’est pas du tout ça. Ahahahaha. En fait, je vais partir, là. Au revoir~ »

J’ai pris mes jambes à mon cou. On dirait que le griffon ne voulait pas me dévorer mais seulement que je parte. Donc, je devrais pouvoir fuir puisque je n’ai jamais eu l’intention d’envahir son territoire ou domaine.

Woosh woosh woosh

J’entendis des battements d’ailes.

Du sable s’envolait par rafale, et par réflexe, je fermais les yeux.

Quand je les rouvris, le griffon se tenait devant moi.

En outre, il était en colère et son plumage était gonflé.

Pourquoi ?!

« Es-tu en train de me dire que mon territoire s’achève ici ? Tout à l’intérieur de la forêt m’appartient, personne ne peut entrer ou sortir. C’était le pacte. Malgré tout, gueux, tu veux trouver de la nourriture sur mon territoire ? »

« Je suis désolé. J’ai un peu perdu mes repères. C’est en effet encore le territoire de Votre Grâce ici… »

« Ne mens pas ! Le pacte entre moi et ton peuple de gueux a été ratifié il y a 200 ans ! Même les enfants le savent ! »

Même si tu dis ça, je ne sais pas ce que je ne sais pas.

La créature était majestueuse en dépit du fait qu’elle réagissait au quart de tour.

« Donne moi une meilleure excuse. Si elle me semble raisonnable, je t’épargnerais, » dit le griffon me jetant un regard noir. Tout mon corps se mit à trembler.

Ce type allait me tuer. Juste parce que j’étais une tâche dans son paysage.

Je n’ai aucune excuse.

« Ce… en fait, je me suis réincarné. »

« Haa ? Je ne comprends pas. »

L’expression du griffon avait changé. Une lueur s’était allumée dans ses yeux. Il est vraiment possible que je meure ici.

« Ben, tu vois, quand je me suis réveillé, j’étais déjà dans la forêt. Je ne sais même pas pourquoi je suis devenu un enfant. C’est la vérité, tu sais ? Crois-moi, par pitié, » le suppliais-je en m’agenouillant sur le sol.

Pitié, je ne veux pas mourir le deuxième jour après ma réincarnation.

« Hmm… »

Comme si ma repentance désespérée avait marché, je pense que l’envie de meurtre du griffon s’est calmée.

« Gamin… tu es un Errant ? Je vois. Alors ce n’est pas étonnant que tu ne le saches pas. Je suis désolé. »

La soif de sang du griffon disparut soudainement.

Je ne comprends pas tout mais soit.

« Je suis navré. Quitté ta patrie pour un endroit si lointain… eh bien, il n’y a pas de retour en arrière possible. C’est ta responsabilité d’être aimé par les jeunes. Si tu souhaites blâmer quelqu’un, blâme ton destin. »

Je ne l’ai pas très bien compris, mais ce gars semble savoir des choses sur la réincarnation.

« Euh… Qu’est-ce qu’un Errant ? »

« Les gens d’un autre monde venant dans celui-ci. »

« Ce n’est pas renaître ? »

« Hein ? »

Le griffon sembla indécis, comme s’il ne comprenait pas ma question.

Je lui expliquais ce qui était arrivé à mon corps actuel. Le griffon grogna.

« Hmm, je ne sais pas. Je n’ai jamais entendu parler d’un tel phénomène. Les Errants que j’ai rencontré il y a de ça 100 ans n’ont rien dit à propos d’une renaissance, mais… Eh bien, y a-t-il une chose pareille ? »

« Haa. »

« Pour commencer, ce phénomène est appelé “Les Errants“. Même si tu as ressuscité, jusqu’à ce stade, il n’y a rien d’étrange. »

Je ne le comprends vraiment pas, mais le griffon a commencé à le comprendre d’une façon qui me parait plus qu’arbitraire.

Je ne le comprends pas du tout.

Pas la peine de m’en inquiéter pour l’instant, j’y penserai posément plus tard.

« D’ailleurs, gamin, tu m’as expliqué plus tôt que ton âme est celle d’un adulte ? »

« Oui, c’est ça. ça sera difficile dorénavant, mais qu’est-ce que je peux y faire? »

Le griffon sourit à ma question… ça se voyait vraiment.

« Au lieu de faire comme si de rien n’était, je te propose un travail, gamin. »

 

<Précédent< >Suivant>

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s