La Disciple du Sage

Chapitre 7


Traduction: Magycio


Il était encore tôt. Tandis que les pépiements des oiseaux annoncés l’aube, une calèche traversa à vive allure la circulation de Cornargent, les sabots des chevaux la tirant martelant le pavé. Ce véhicule brandissait l’emblème du Royaume d’Arkite et allait droit vers les Tours Unis Argentées; attiré par cet événement inhabituel dès les premières lueurs de la journée, de nombreux badauds avaient bravé la torpeur matinale pour voir ce qui se passait.

 

♦ ♦ ♦

 

Les faibles rayons de soleil s’immiscèrent derrière ses paupières fermées, frappant ses pupilles, et elle émergea lentement du sommeil.

Après un moment, Mira s’assit sur le lit à baldaquin et commença à réarranger sa légère — et maintenant déformée — tenue. Au même moment, elle ouvrit sa petite bouche et prit une profonde inspiration, essayant de rester éveillé. Ceci, cependant, fut vain. Succombant à la somnolence qui pesait encore sur elle, les yeux de la jeune fille se fermèrent tandis que son dos entrait en contact avec le matelas, son esprit étant emporté vers le pays des rêves.

Puis, au moment où elle s’endormit, son sommeil fut une fois de plus perturbé par autre chose. À l’intérieur de la chambre silencieuse, au plus au étage de la tour que les gazouillis des oiseaux ne pouvaient atteindre, un son assourdi, mais néanmoins rythmique, pouvait être entendu sans cesse. Contre sa propre volonté, la jeune fille finit par être à demi-réveillé par ce bruit atroce. Tout en promenant un regard vide autour d’elle avec les yeux embrumés, elle se leva et, surprise, vit qu’elle se trouvait dans une chambre très luxueuse qui lui était inconnue.

« Où suis-je…? »

Comme réveillé par la voix aigu qui sortit d’entre ses lèvres, tout ses souvenirs des évènements du jour précèdent jaillirent tel le jet d’un geyser dans son esprit. Au même moment, ressemblant à un vertige, elle ressentit un sentiment de perte au fur et à mesure qu’elle prenait conscience de son état actuel.”Ooh, je vois…” fut la seule chose qu’elle put marmonner en réponse, résignée à son sort.

Toujours pas habitué à son corps menu, Mira se laissa glisser jusqu’au bord du lit et s’y assit, faisant une petite pause. Mais tout à coup, de cette position, elle entrevit ses séduisantes jambes de jeune fille, maintenant révélées par le bout retourné de sa robe. La lumière du soleil qui passait par la fente entre les rideaux faisait presque office de projecteur, accentuant curieusement encore plus la pur blancheur de sa peau; Mira en resta sans voix.

Bien qu’elle rougissait comme une adolescente, la jeune fille observa ses jambes et palpa doucement avec ses doigts sa peau: elle avait juste le bon degré d’élasticité, comme le confirmait le sens du toucher de Mira. Quand ses confirmations attinrent son cerveau, elle était parfaitement consciente de ce qui s’était passé la veille, et sa fatigue s’était finalement dissipée.

« … Mais une minute, quel est ce bruit si tôt le matin ? »

Maintenant complétement réveillé, la fille remarqua finalement le son rythmé et incompréhensible qui avait débuté alors qu’elle était encore endormie; alors, elle tendit l’oreille pour essayer de l’identifier.

(*toc toc toc*)

Premièrement vint le son de quelque chose de dur étant frappé; ensuite il y eut la voix faible et peu clair d’une personne. Finalement, ce que Mira réussi à saisir était une discussion entre deux personnes, de sorte qu’elle quitta la chambre pour voir si quelque chose était arrivé. Comme elle se rapprochait de la porte principale de l’Antichambre Privée, les voix et leur intention furent plus claires, le bruit indistinct d’avant formé maintenant des mots reconnaissable pour les oreilles de Mira.

« Mademoiselle Mira, êtes-vous là ? Mademoiselle Mira. »

« Dame Litalia, êtes-vous vraiment sûre que la disciple de maître Dunbalf est ici ? »

« Sans aucun doute. Elle tenait la Maître-Clé de la Tour de l’Invocation et, après avoir demandé de-ci de-là, j’ais appris qu’une jeune fille avec des cheveux argentés avait été vu en train d’entrer dans cette tour la nuit dernière. Ça signifie qu’elle a très probablement dormi ici. »

« Mais plus tard, elle n’aurait pas pu quitter le tour et aller dans une auberge ? »

« Elle avait la Maître-Clé, pourquoi resterait-elle dans une auberge entre tous les endroits possibles ? L’Antichambre Privée avait tout ce dont elle avait besoin. De plus, je me suis assurée de tout nettoyer et ranger tout les jours, la salle entière doit toujours être en parfait état. »

Cette fois, une voix différente retentit derrière la porte et, plutôt qu’une femme adulte, on aurait dit qu’une jeune fille parlait. Tous compris, il y avait trois personnes à l’extérieur de la salle: un homme et deux femmes; la voix de la jeune fille était étrangement familière à Mira, mais elle ne pouvait pas clairement se rappeler de à qui elle appartenait; ainsi, elle choisit d’ouvrir la porte et de vérifier de ses propres yeux.

« Oh là là, donc c’était vous, Litalia et Mariana. »

Après avoir confirmé l’identité de ses visiteurs d’un rapide coup d’œil, Mira leur jeta un regard tout en se frottant les yeux du dos de la main, enlevant les dernières traces de somnolence. À ce moment-là, elle croisa le regard de la troisième personne; un homme en uniforme militaire attendant à l’écart, un pas derrière les deux femmes. C’était possible de voir sur son épaule droite un brassard aux couleurs du Royaume d’Arkite.

« Et vous êtes…? »

« Mademoiselle Mira ! Pourquoi êtes-vous vêtues comme ça ?! »

« Toi ! Regarde autre part s’il-te-plaît ! »

Pendant un instant, Litalia était restée planté là, hébétée par la soudaine apparence de Mira. L’instant suivant, elle se précipita vers la jeune pour cacher de son corps celui presque nue de Mira, et le dérober à la vue de l’homme.

Une jeune fille habillée en domestique agit en même temps que Litalia, ses cheveux saphir, coiffés en deux couettes, virevoltant quand elle bougeait. La domestique voulait forcer le militaire à se retourner; devant ça, il ne pouvait détacher ses yeux des parties du corps de Mira visible à travers sa robe presque transparente.

« Que faisiez-vous au juste !? »

Avec la porte finalement close, Mira fut grondée sur le bord du canapé en cuir. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait été forcée de revenir à l’intérieur; donc, tout en se sentant complètement déroutée, la jeune fille leva les yeux vers Litalia et exigea une réponse.

« Je devrais être celle qui demande ça. Cela peut aller dans l’Antichambre du Sage, mais vous ne pouvez pas en sortir vêtue de la sorte ! Il y a toujours un risque que des gens viennent ici pour une affaire ! »

Ressentant un peu de colère, Litalia critiqua le choix de tenue de Mira: en résultat que la fille baissa les yeux sur ses vêtements, se demandant ce qui n’allait pas avec eux. À ce moment même, elle remarqua que, en effet, la “Robe de la Vierge Céleste“ était trop transparente pour être utilisée comme sous-vêtements, l’éliminant des vêtements de tout les jours.

La plupart du temps, elle passé son temps dans l’Antichambre Privée en tenu décontractée. Et maintenant, toutes les robes que Mira avait rassemblées avant d’aller dormir étaient seulement faites pour le combat. Même la Robe du Sage qu’elle avait portée hier était, au final, quelque chose d’orienté pour le combat.

Néanmoins, si l’on comparé avec ce qu’elle portait maintenant, Mira se sentirait plus à l’aise dans l’un de ces vêtements de combats. Le problème était qu’elle n’avait aucune intention de porter des vêtements d’extérieurs tout en étant dans sa propre chambre.

« Désolée, mais je n’ai pas de vêtements pour l’occasion. »

Sentant qu’elle ne pouvait rien faire pour résoudre ce problème, Mira dit effrontément ce qu’elle pensait de ça.

« Il y a quelque chose que vous pouvez utiliser ici. Couvrez votre peau au moins, ou vous finirez par vous faire attaquer par un pervers lubrique. »

Après avoir averti Mira, Litalia ramassa une robe rouge et noire posée sur la canapé et la fit passer sur la tête de la petite fille. Elle se tortilla un certain temps et quand son visage apparut enfin à travers le col, Mira réalisa que la taille était tout simplement trop grande pour son corps. L’ourlet inférieur trainait sur le sol et les bouts de ses doigts ne dépassait même pas de ses manches.

Mais le plus grand problème était le col de la robe, allant autrefois parfaitement à Dunbalf, était maintenant simplement trop grand pour Mira. Son échancrure atteignait la zone autour de la poitrine de la jeune fille, l’exposant en grande partie tout en dégageant une aura envoutante qui différait d’être tout simplement nue; c’est ainsi que l’intention initiale de Litalia était complétement détournée.

« C’est trop grand. »

« Bien sûr, cette robe était juste à la bonne taille pour maître Dunbalf. Il n’ira jamais à votre petit corps. »

Tout en disant cela, la domestique retira un des bandeaux qui attachait ses cheveux et l’utilisa pour fermer le col de la robe. Après cela, le bandeau rouge comme un ruban qui décorait maintenant la poitrine de Mira accentuait encore plus son apparence de petite fille.

« Cela ne va pas du tout… »

Mira relâcha ses épaules, réagissant à la vue d’une de ces robes favorites perdant d son allure majestueuse à cause d’un simple ruban.

« Mademoiselle Mira. Êtes-vous vraiment l’élève de maître Dunbalf ? »

Demanda la domestique à Mira tout en continuant à ajuster le col, ses yeux fixés sur la jeune fille. Il semblait qu’elle s’accrochait au mince filet d’espoir qui s’était présenté à elle.

« En effet. Mariana, j’ai beaucoup entendu parlé de toi. »

Elle était une domestique qui pouvait facilement couper le souffle à quelqu’un. Ses yeux et ses cheveux couleur saphir n’étaient entachés par rien et son physique était semblable à celui de Mira. Dans son dos, deux ailes de papillon battaient doucement. Ces mêmes ailes, qui utilisaient, au lieu du vent, le mana présent dans l’atmosphère pour voler, étaient la preuve de son statut de membre de la tribu des fées; une autre caractéristique de cette race était que ses membres pouvaient maintenir l’apparence d’une enfant humain même après avoir atteint l’âge adulte. Et cette fée n’était personne d’autre que l’assistante de Dunbalf, Mariana.

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« Je suis si heureuse… maître Dunbalf… »

Se sentant complétement soulagé, les yeux de Mariana se mouillèrent et des larmes coulèrent le long de son visage, ruisselant sur ses joues teintées rouges. Dès qu’elle vit l’assistante fondre en larmes, Mira perdit complètement ses moyens et, dans un acte inconscient, tendit une main vers la joue de la fille, incapable d’endurer ce spectacle plus longtemps.

Cependant, alors qu’elle allait toucher le visage de la fille, Mira retint sa main et la plaça négligemment sur son menton, ayant saisi la raisons des pleurs de Marianna. Ces larmes étaient dues aux émotions envers Dunbalf qui avait disparu; par conséquent, Mira hésitait à caresser la joue de son assistante, se sentant un peu coupable de la tromper.

Émue par ces larmes, elle pensa à tout avouer, au moins à Marianna. Néanmoins, elle laissa rapidement tomber cette idée. Mais comment Mira lui expliquerait-elle la situation ? Cela serait un énorme choc pour l’assistante si elle savait que son maître, Dunbalf, était devenu une jeune fille. Avec ceci à l’esprit, l’“apprentie“ décida de continuer à utiliser sa fable.

Par la passé, Mira avait seulement traité Marianna comme une simple assistante. Mais maintenant que la PNJ était devenu une véritable personne avec une conscience et qui avait même versé des larmes pour Dunbalf, la fille n’était pas sûre de l’attitude à adopter en face de son assistante. C’était principalement causé par le conflit de deux émotions à l’intérieur de Mira: l’une était le sentiment égoïste de la crainte de se faire rejeter par Marianna, qui avait beaucoup manqué à son maître; l’autre était le désire de ne pas laisser l’assistante s’inquiète plus.

Naturellement, comme Mira avait choisi la voie la plus sûre pour sortir de cette situation, les paroles qu’elle voulait dire s’arrêtèrent dans sa gorge et se dissolvèrent lentement dans son silence. Tout en se sentant pathétique pour ça, la fille fixa la main qui n’était maintenant plus cachée par la manche de la robe et ensuite regarda silencieusement la scène en face d’elle. Réagissant à ce que Marianna ressentait, Litalia murmura “En effet, je suis aussi heureuse,“ tout en séchant doucement les larmes sur les joues de la domestique.

 

♦ ♦ ♦

 

« Désolée, je vais bien maintenant. »

Alors que Marianna s’était enfin calmée, un son rythmé familier retentit à l’intérieur de la pièce.

« Vous m’entendez ? Mademoiselle Litalia, Mademoiselle Marianna. Avez-vous fini ? »

C’était la voix étouffée du militaire, la personne que Marianna avait forcé à se retourner et à faire face aux murs; encore une fois, avec un sang-froid renouvelé, il recommença la mission absolue que le roi lui-même lui avait confiée.

« Oui, nous partons maintenant. »

Après cette réponse, l’attention de Litalia se reporta sur celle qui était la raison d’origine de sa visite, Mira. Actuellement, la petite fille secouait les manches qui couvraient ses mains en s’étirant sur la canapé.

« Donc, que puis-je faire pour lui ? Je vois qu’il est un soldat de l’armée du Royaume. »

« Oh, c’est vrai. Hier après notre rencontre, j’ai humblement fait un rapport sur ceci au roi Salomon et il a instantanément voulu vous rencontrer, mademoiselle Mira. Le gentilhomme à l’extérieur est un émissaire de la capitale venu vous chercher. »

« Humm, Salomon… Je vois… »

Le roi d’Arkite, Salomon. Il était le meilleur ami de Dunbalf, le joueur qui avait invité l’Expert en Invocation dans sa nation récemment fondée. Comparé à Luminaria, l’amitié de Salomon avec Mira avait commencé bien plus tôt.

Toutefois, ni Litalia, ni Marianna ne savait ça, de sorte qu’elles pensaient que la familiarité utilisée par la jeune fille pour parler du roi avait une autre signification. C’était considéré comme un grand manque de respect pour leur dirigeant si quelqu’un utilisait le nom de Salomon sans le titre « roi »; les assistantes, cependant, traitaient le comportement sans honte de Mira comme un charmant trait d’une adolescent rebelle. Et non seulement ça, la façon dont elle parlait était si semblable à celle de Dunbalf que, dans leur esprit, cela évoquait l’image d’un enfant imitant les actions de ses parents. Mais Mira n’avait pas conscience de ces pensées.

« Maîtresse Luminaria est aussi à la capitale, alors je rois que nous pourrons la rencontrer après votre audience avec le roi. »

« Oh, bien. Alors, ne les faisons pas attendre plus longtemps. »

Si Salomon était réellement là, alors il serait probablement dans la même situation que Luminaria: un joueur coincé dans un nouveau monde. En réalisant ça, Mira se leva du canapé pour répondre à la convocation; en vain, puisque elle fut immédiatement arrêté par Litalia et Marianna.

« Arrêtez-vous là, mademoiselle Mira. »

« Hmmpf, quoi encore ? »

« Vous portez maintenant une robe, mais vous ne pouvez toujours pas sortir comme ça. »

Ce que Litalia voulait dire, c’était que les ourlets de la robe trainaient toujours sur le sol et ses manches couvraient toujours les mains de Mira. En bref, la taille de ce vêtement posait toujours problème à la fille.

« Restez immobile, mademoiselle Mira. Je vais résoudre ça très vite. »

Pour Mira, les yeux de Litalia brillait étrangement mais, à la fin, les mains de l’assistante ne lui laissèrent aucune échappatoire et la capturèrent. La scène qui suivit fut une Litalia joyeuse aident Marianna, qui sortait des rubans de nulle part, à ajuster la robe, roulant ses manches et remontant l’ourlet Mira essaya de s’opposer à eux, mais fut submerger par leur splendide coordination, ses vêtements finalement décorés de rubans.

 

♦ ♦ ♦

« Maintenant le seul problème restant est la question des sous-vêtements. »

« Exactement. »

Après avoir durement fini la partie extérieure des vêtements de Mira, les assistantes se souvinrent de ce qui était arrivé plus tôt, quand elle était sortit de la pièce seulement avec la “Robe de la Vierge Céleste”; elles réfléchirent ensuite à ce qui pourrait être utilisé comme sous-vêtements puisque cette une pièce, maintenant sous la robe ajustée, ne servait pas de sous-vêtement convenable. En entendant le seul mot qu’elle voulait à tout prix éviter, la fille qui avait été traitée comme une poupée sentit un horrible frisson lui parcourir le dos.

Bien que la robe portait maintenant Mira couvrait sa peau, c’était juste ça; elle pouvait toujours être considéré comme étant nue. Elle se souvenait aussi de n’avoir jamais porté de sous-vêtements d’aucune sorte depuis son arrivée dans ce monde. Donc, pour résumer, Mira n’avait pour le moment pas de culotte ni de soutien-gorge.

Accessoirement, il n’y avait pas moyen que les deux assistantes autorisent la fille en face d’elles à sortir dans cet état. Après avoir considérer ses options pendant un moment, Marianna trouva une solution.

« Je sais exactement ce que nous pourrions utiliser. Attendez une minute s’il vous plait, je reviens. »

Disant cela, elle ouvrit la porte de la salle de bain et entra dans la pièce. Peu après, la domestique revint avec quelque chose dans les mains. Malgré que la plus jeune fille ne pouvait pas l’identifié d’un regard, cela ressemblait à un sous-vêtement fait de tissu blanc. Pourtant, pour une quelconque raison, Mira sentait qu’elle avait déjà vu quelque chose de similaire avant.

« Bon, cela devrait être à la bonne taille. Venez, mademoiselle Mira. »

malgré qu’elle était celle ayant demandé à Mira de se déplacé, Litalia avait fini par utiliser ses propres mains pour porter Mira sans aucun effort; après cela, la jeune fille fut pratiquement obligée de mettre l’objet que Marianna avait ramené, recevant un simple “excusez moi“ avant l’acte. Finalement, elle n’avait rien pu dire.

Quand la fille pu finalement regarder le sous-vêtement que la domestique lui avait fait enfiler, elle vit quelque chose qui ressemblait à un short et se souvint de ce que c’était. Appelé “culotte longue“, ils étaient souvent utilisé par la mode des Gothlolis.

« Pourquoi… Pourquoi y a-t-il quelque chose comme ceci à l’intérieur de ma… euh, de la chambre de mon maître…? »

La première chose qui vint à l’esprit de Mira fut ces questions qui, en quelque sorte, lui avait échappé. Même s’il existait en effet des équipements de sous-vêtements dans le jeu, Dunbalf n’avait jamais été le genre de personne à avoir pour hobby de collectionner les sous-vêtements des femmes. Pas seulement ça, mais Mira ne se souvenait pas d’avoir un jour apporté ce genre de chose dans sa chambre. À l’intérieur, elle avait, au plus, un pagne arc-en-ciel que Dunbalf avait obtenu lors du Festival de la Remontée de la Rivière.

« La salle de bain dans la chambre de maître Dunbalf est si grande que je ne peux pas m’empêcher de l’utiliser. »

« En effet, c’est quelque chose de splendide, mais… »

« C’est ma culotte de rechange. »

« Oh… oh d’accord… »

À cet instant, Mira perdit toute volonté de combattre et plongea majestueusement la tête la première dans la honte, étant finalement devenu complétement une poupée.

 

♦ ♦ ♦

La robe de Mira était maintenant décoré d’une multitude de rubans. Son ourlet avait été remonté pour la faire ressembler à une jupe évasée et les manches, également entourées du même genre d’ornement, était laissé dans un état modérément ample.

Au premier regard, Mira pouvait facilement être confondu avec une magical girl; mais celles qui avaient accompli un tel exploit, Litalia et Marianna, hochèrent simplement la tête l’une à l’autre, contente du résultat. L’expression de la jeune file, cependant, était complètement à l’opposé de celle des assistantes, affichant le plus petit sourire qu’elle pouvait faire.

« Bien alors, mademoiselle Mira, devrions-nous y aller ? »

« L’émissaire dehors attend. »

« Pas tant que je porterais ces vêtements. »

« Nous ne pouvons pas le faire attendre plus longtemps. »

« Retirez moi ça. Vous êtes celles qui avaient décidé vous-même de faire ceci avec cette robe. »

« C’était à cause des vêtements que vous portiez avant. »

« Oui, mais vous ne deviez pas aller jusqu’au bout avec… »

N’ayant trouvé aucun moyen de gagner contre ces deux-là, Mira renonça et porta son regard sur les vêtements de magical girl qu’elle portait maintenant — seulement pour pousser un superbe soupir car ça ne convenait pas du tout à sa robe. 

« Très bien, allons-y. »

Ouvrant le chemin, Litalia ouvrit la porte et là, à l’extérieur, il y avait l’homme en uniforme attendant, exactement comme quand Mira l’avait vu pour la première fois. Ses joues, toutefois, étaient un peu plus rouges.

Quand la jeune fille quitta l’Antichambre Privée, Marianna apparu derrière elle et ferma calmement la porte. D’un côté, l’homme fut surpris par le changement soudain que Mira avait subi, quand sa silhouette vêtue d’une robe pleine de rubans remplit complétement son champs de vision; d’un autre côté, l’image de la même fille ne portant rien d’autre qu’un vêtement une pièce couleur chair refit surface dans son esprit et lui fit se souvenir de ce qu’il avait ressenti à ce moment. Finalement, étant la première à le remarquer, Marianna lui lança un regard qui pourrait même contraindre au silence un dragon.

L’homme, qui se tenait debout depuis le début, sembla se recroqueviller un peu devant ce regard. Ensuite, après avoir raclé sa gorge pour se donner une contenance, il porta sa main droite à sa poitrine et s’inclina, dans une sorte de salutation. C’était un style de salut utilisé par les forces armées du Royaume d’Arkite, mais au même moment, l’expression de Mira se crispa étrangement.

Quand Arkite était encore à ses débuts et s’apprêtait à combattre dans sa première guerre, tout le monde pensait que ce serait une lutte sans espoir. Cependant, au moment du triomphe, l’état d’esprit des joueurs vainqueurs était au plus haut, et ensemble, ils firent ce salut. En d’autres termes, c’était quelque chose de crée sur l’impulsion du moment.

Bien sûr, Mira se le rappelait, au milieu de l’atmosphère de la guerre, le spectacle de tous les soldats faisant le salut ensemble était grandiose. Mais juste à l’instant, quand il était fait par seulement une personne, Mira ne put s’empêcher d’avoir une sourire forcé.

« Enchanté de vous rencontrer. Je suis Garret Astol, 1er adjoint de’Infanterie Mobile du Royaume d’Arkite. »

« Et je suis Mira. »

« L’élève de maître Dunbalf, mademoiselle Mira, n’est-ce pas ? Je suis ici pour vous apporter un message de sa Majesté, le roi d’Arkite. »

Après la courte réponse de Mira, Garret avait continué sans rien changer dans son attitude.

« Je l’ai déjà informé du contenu du message. Mademoiselle Mira a volontiers accepté l’invitation pour une audience avec le roi. »

Tout en regardant l’homme en face, qui semblait mener un duel de regard avec elle, Litalia parla de l’objectif principal de l’émissaire.

« Oh, vraiment ? Merci infiniment. Bien, j’ai un carrosse prêt devant la tour, donc partons sans délai. »

Ayant fini de dire ceci, l’expression de Garret révéla une fois de plus de très petites traces de sérieux. Ensuite, comme s’il essayait de fuir d’ici, il guida Mira vers le véhicule.

« Faites attention sur le chemin de la capitale, s’il vous plait. »

« Mademoiselle Mira, si cela est possible d’avenir, pourriez-vous nous en dire plus à propos de maître Dunbalf ? »

« D’accord, bien sûr. Je le ferais la prochaine fois que nous nous rencontrerons alors. »

« Je vous remercie tellement. J’attendrai.

« Bon. Au plaisir ! »

Mira agita légèrement la main en un adieu aux deux assistantes et monta dans le carrosse, son esprit était maintenant occupé par la nécessité de créer et de développer une histoire convaincante sur la disparition de Dunbalf.

 

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