La Disciple du Sage

Chapitre 10


Traduction: Magycio


Le carrosse transportant Mira ralentit progressivement et finit par s’arrêter en face d’une grande et imposante porte. Quand ils traversaient encore le plateau, ils pouvaient seulement voir les murailles entourant la ville. Cependant, au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient et regardait la ville d’en bas, ce qui les accueillit fut une ville qui incarnait parfaitement le sens profond du Royaume d’Arkite, un pays axé sur la défense.

Penchée à la fenêtre du véhicule, la jeune fille leva les yeux sur les murailles de la ville et s’exclama “Wouah, elles sont devenues immenses…,“ tandis que son cœur battait d’excitation. Une réaction normale causée par la grande différence entre la capitale actuelle et celle d’il y a trente ans, encore fraiche dans ses souvenirs. Mira se demanda alors à quel point les différences pouvaient avoir touché aussi l’intérieur de la ville, en considérant son apparence extérieur maintenant, et commença à rechercher avec impatience tous les changements que le monde avait subi durant son absence.

À présent, la Carrosse Mille-mile était en face d’une porte qui n’était pas l’entrée principale de la capitale; à la place, les énormes portes bloquaient une route en ligne droite qui menait directement au château Royal. Garrett échangea quelques mots avec le garde et, peu après, la grande porte commença à s’ouvrir avec un bruit sourd.

Ensuite, quand le soldat servant de garde leva une main au dessus de sa tête et fit un signal, on fit sonner une cloche au dessus de la porte et son tintement retentit dans l’azur. En réponse, une autre cloche résonna en écho au loin, presque comme si elle essayait de sonner en même temps que la première. Elles annonçaient l’arrivée du carrosse spéciale avec à son bord Mira.

Bien qu’il avait cinq autres ruelles croisant la voie, aucun piéton ne marchait sur la route menant au château. La raison était que chaque intersection avait été temporairement fermée, des soldats tenant des bâtons noirs et jaunes sortaient de ces passages et empêchaient tout passant d’atteindre la chaussée.

Pour parler du Carrosse Mille-Mile, c’était un véhicule particulier utilisé uniquement pour des affaires liées au pays. En conséquence, cette réception —où tous restait en état d’alerte — était parfaitement raisonnable.

« Bon sang, c’est un accueil vraiment exagéré… »

Quand la porte s’ouvrit complétement, la fille, qui était toujours penché à la fenêtre pût voir la voie entière. A ce moment, quand elle vit les innombrables soldats alignés à intervalle régulier sur la route, Mira réalisa quel point l’accueil qu’on lui avait préparé était pompeux et démesuré et ne pût s’empêcher de pousser un soupir.

Le carrosse commença alors, lentement, à se remettre en mouvement, gagnant graduellement de la vitesse jusqu’à son maximum après plusieurs secondes, la paysage de la ville changea rapidement et s’effaça derrière lui. Tout en suivant du regard, curieux, la course folle du Carrosse Mille-Mile, les habitants de Lac Lunatique se rendirent facilement compte que c’était Garrett qui tenait le rôle du cocher ; c’est ainsi que l’attention de tout le monde fut piqué et ils commencèrent à se demander quelle genre d’affaire sérieuse et importante était relié à cette visite.

Petit à petit, Mira s’habitua au décor à l’extérieur et, peu de temps après, elle découvrit un bâtiment qui se détachait des nombreux autres qui étaient rentré dans son champs de vision.

(Maintenant que je suis près, ça à l’air encore plus imposant…)

C’était un des Instruments des Cinq Eléments, l’Agence des Artisans. En voyant l’impressionnant bâtiment — qui ressemblait beaucoup à la bonne vieille architecture allemande — placé à l’intérieur de la capitale, Mira décida de planifier plus tard une visite guidée de chacune ces cinq grande construction.

Après s’être fait brinqueballée pendant un moment, la jeune fille remarqua que le carrosse perdait de la vitesse, s’arrêtant quand ils arrivèrent enfin devant les portes du château Royal.

« Je suppose que nous sommes finalement arrivés. »

Mira, dont les corps était plein de courbatures à cause de sa station assise pendant tout le voyage, se détendit en s’étirant un peu; son action suivante fut de laisser discrètement un bouteille vide de Pomme au Lait à ses pieds, sur le plancher du véhicule.

« Oui, je vous remercie de vos efforts, mademoiselle Mira. »

Garrett ouvrit la porte du carrosse et s’inclina, tendant par la suite une main afin d’aider la jeune fille à sortir.

« Désolé pour tout les problèmes occasionnés. »

Alors qu’elle remerciait et s’excuser auprès du militaire, il s’ensuivit qu’elle refusa son aide; la jeune écarta doucement la main de Garrett et sauta simplement hors du véhicule. Quelques instants plus tard, elle leva les yeux vers le château et se rendit compte que même après trois décennies, au moins cet endroit n’avait pas du tout changé; ce fut donc avec une déception mêlée de soulagement que Mira baissa les yeux, seulement pour rester sans voix immédiatement après.

Quand les portes du château Royal s’ouvrirent lentement, elle pût voir ce qui l’attendait derrière: un accueil encore plus démesuré que celui sur la route qu’elle venait de traverser. De chaque côté de l’allée qui menait à l’intérieur du bâtiment, il y avait une ligne de chevaliers, se tenant complètement droit tout en tenant une épée devant leurs yeux. Et il y avait encore plus de chevaliers formant une ligne derrière eux, chacun tenant une lance. En plus de tout ça, à intervalle régulier dans ces lignes, on pouvait voir des soldats brandissant le drapeau du royaume.

« Bon, là… c’est un peu trop… »

« C’est juste pour vous montrer à quel point sire Salomon est heureux de votre visite, mademoiselle Mira. »

« C’était ce gars, hein… »

Mira laissa échapper un soupir tout en murmurant ces mots, une étrange sentiment d’inconfort l’assaillit rapidement.

« Si nous parlons de messire Dunbalf, il est un héros pour le royaume, n’est-ce pas ? Donc cette sorte d’accueil pour l’élève dudit héros est parfaitement normale. »

« Hmmmm, ah bon ? »

« Oui, bien sûr. Bon alors, mademoiselle Mira, allons-y. »

Au moment où ils s’éloignèrent du véhicule, un gardien travaillant pour le château emmena le carrosse Mille-Mile aux écuries.

Avec Garrett pour escorter Mira, ils traversèrent les portes qui étaient ouvertes pour eux. Et juste après, il leur parvint aux oreilles le son puissant et rythmé des tambours.

Et ce n’était pas fini. Les chevaliers qui tenaient une épée, se mirent en garde, l’épée en diagonale au dessus de la tête et le bouclier levé, chacun gravé du blason du pays. Au même moment, derrière eux, le second rang de chevaliers leva leurs lances dans le même angle oblique que les épées. Effectivement, par cette action combinée, les soldats avaient crée une arche qui couvrait l’allée menant au château Royal.

« Hm, bon… c’est vraiment trop… »

« Pour moi, c’était assez agréable. »

Au milieu de cette réception grandiloquente pour Mira, celui qui semblait apprécié cela le plus était la personne supposée la guider, Garrett; il affichait un grand sourire en parlant à la jeune fille.

« Bon sang, qu’est-ce que je vais faire de vous maintenant… »

L’attitude insouciante de cet homme, par un effet miroir, fit naître un autre large sourire sur le visage de Mira. En outre, cela faisait une très favorable impression sur sa nature humaine ce qui fit augmenter les louanges de la jeune fille à Salomon, qui avait une personne comme Garrett à son service.

 

♦ ♦ ♦

 

Accompagné par le son du fifre et du tambour, les visiteurs passèrent l’arche formée par les chevaliers et entrèrent enfin dans le château. Deux gardes les attendaient à l’entrée, s’inclinèrent et dirent, « Nous allons vous guider là où vous attend le roi. » Parce que qu’elle n’aimait pas être le centre de l’attention, Mira se sentit soulagé et c’est peu plus clame qu’elle les suivit.

Quand les gardes ouvrirent la porte de la salle du trône, l’agréable odeur des fleurs atteint les narines des visiteurs. Un tapis avait été déroulé sur le sol et, de où Mira se tenait, elle pût voir qu’il était coloré dans un ordre précis, à intervalles égaux : en premier, noir, ensuite bleu, suivi de vert, rouge et finalement blanc. Après un rapide regarde à la pièce, elle y remarqua cinq individus, et celui qui attirait le plus l’attention était, évidement, le jeune garçon assit sur le trône qui était placé au sommet d’une succession de marches.

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Il avait des cheveux verts qui couvraient légèrement ses yeux dorés et était coiffé d’une couronne incrustée de nombreux joyaux. Au premier coup d’œil, la scène paraissait complètement surréaliste. Cependant, le garçon vêtu somptueusement et assit sur le trône était, étonnamment, un roi irréprochable. On pouvait facilement le croire en regardant tous ses exploits qu’il avait accomplit alors qu’il ne gouvernait le pays que depuis plus de trente ans.

En effet, le jeune garçon — qui fixait intensément Mira avec un air malicieux — était l’ami de Dunbalf et le dirigeant du Royaume d’Arkite, le roi Salomon. Excepté ses vêtements, qui avait un quelque chose de plus luxueux qu’avant, l’apparence du roi était toujours le même, même après tout les années où la fille était absente.

Quelques pas en dessous du somment de l’escalier, il y avait deux personnes le dos tourné au roi Salomon : le premier était un chevalier se tenant en attente, exsudant une atmosphère qui laissait deviner qu’il n’était pas une personne ordinaire; l’autre était un Expert portant une robe teintée de noir et une capuche couvrant sa tête. Ledit Expert observait Mira avec une expression douce toute en lui souriant. De l’autre côté, le chevalier poussa un soupir de déception quand il réalisa que le disciple de Dunbalf, le héros du royaume, était une simple petite fille.

Garret avança, s’agenouilla et…

« Je vous présente humblement l’élève de messire Dunbalf, mademoiselle Mira. »

Ayant fait son rapport, il s’incline ensuite.

« Merci beaucoup pour vos efforts durant le voyage. Vous pouvez reculer maintenant. »

Celui qui avait répondu, affichant une incroyable prestance alors qu’il se tenait à côté du trône, était Suleiman. En tant que membre de la race elfique, ses cheveux blonds caractéristiques encadraient son visage gracile.

Une fois ayant entendu les ordres, Garrett dit, “Alors, si vous voulez bien m’excuser,“ et marcha vers le côté.

« Heureux de vous rencontrer, mademoiselle Mira. Mon nom est Suleiman, conseiller personnel de sa majesté Salomon. »

« Oui, c’est bien Mira. »

Alors qu’elle bougea seulement les yeux pour regarder la personne qui lui parlait, la fille répondit par une très brève salutation. Garrett, qui était près d’elle, se troubla grandement en voyant l’attitude inchangée de Mira alors qu’elle se tenait devant le roi. Mais la personne elle-même ne pouvait pas savoir ce qui passait à travers l’esprit de l’homme, de sorte qu’elle croisa les bras et plaça une main sur son menton en essayant d’examiner Salomon.

En dépit des efforts de la fille, cependant, aucune information n’apparut dans son champ de vision quand elle observa la roi. Pourtant, elle était capable de confirmer le nom complet de Suleiman et son statut flottant à l’intérieur de son angle de vision.

(Qu’est-ce… qu’est-ce que ça veut dire ?)

« Venons-en au fait, premièrement, nous avons besoin que vous nous prouviez que vous êtes bien, en effet, l’apprentie de messire Dunbalf. Cela vous va-t-il ? »

Alors que Mira était perdue dans ses pensées, essayant de comprendre pourquoi elle pouvait examiner Suleiman mais non Salomon, les mots du premier la ramenèrent à elle.

« Oh bien sûr, pas de problème. »

Elle sortit la Maître-Clé de son Inventaire et, avec ça en main, marcha vers le conseiller du roi en disant, “Voilà“. Ou, plus précisément, la fille essaya de marcher vers lui. Car, tout d’un coup, elle avait été arrêté par le chevalier qui avait dégainé son épée, incapable de se contenir plus longtemps alors qu’il dit d’un voix où sourdait la colère.

« Ne venait pas plus près ! Impudente, il y a une limite à l’irrespect dont peut faire preuve quelqu’un ! »

Tout en pointant aussi son arme sur Mira.

Cet homme était le leader des Chevaliers Impériaux du Royaume d’Arkite, Reynard. Juste avant l’audience, Salomon lui avait dit de ne pas faire attention au visiteur même si celui-ci ne connaissait pas l’étiquette. Et il avait suivi ces ordres, gardant en lui ses émotions bouillantes alors que Mira ne s’était pas agenouillée devant le roi et gardait une façon de parler si discourtoise.

Néanmoins, de toutes les choses, elle avait osé s’approcher du roi Salomon sans y être autorisée, le faisant finalement craquer. Mira ne la savait pas, mais il y avait une limitation à la proximité qu’une personne pouvait avoir avec le monarque. La distance était déterminée en fonction du statut social, et les invités, sauf exceptionnellement, ne pouvaient jamais dépasser la partie noire du tapis.

« Quoi ? Alors comment suis-je censée la donner à Suleiman ? »

« Donnez la au garde se tenant à vos côtés ! »

Autrefois, Salomon et Dunbalf avaient toujours marché ensemble comme des égaux; par conséquent pour Mira, cette visite n’était rien d’autre que des retrouvailles avec son ami. Elle voulait juste parler avec lui, c’était la seule chose que la fille avait à l’esprit. À cause de ça, elle avait complètement oublié à quel point était supposé être sérieuse une audience avec la personne de plus haut rang du pays.

(Ennuyeux…)

Mira avait parler comme si elle jouait toujours au jeu, mais après avoir vu l’expression du chevalier en face d’elle, elle se souvint qui maintenant les circonstances étaient différentes. Elle ne savait rien du comportement que devait adopter les visiteurs en une telle occasion, donc c’est avec un petit malaise que Mira pinça l’extrémité de l’épée de Reynard avec ses doigts et lui présenta la Maître-Clé.

« C’est vrai. Désolée, c’est ma faute. Cependant, puisque je suis déjà ici, pouvez-vous la lui donner ? »

« Bâtarde… jusqu’où vas-tu aller… avant tout, descends des marches ! »

Bouillonnant de colère, le chevalier mis plus de force dans sa lame. Contrairement à ce qu’il attendait, cependant, l’arme qui était supposée être tenue par les doigts d’un simple petite fille ne bougea pas d’un pouce; Reynard ne put retenir une expression de surprise devant une telle absurdité.

« Reynard, apporte ceci ici. »

Le garçon assit sur le trône avait enfin parlé, bien qu’avec seulement quelques mots.

« Mais sire Salomon ! Cette personne vous a bien trop manqué de respect ! »

« Rappelle moi ce que j’ai dit avant ? C’est toujours selon mes prévisions. Ou peut-être veux-tu me faire attendre encore plus longtemps ? »

Le chevalier sembla rétrécir sous le regard du roi, se faisant se demander à Mira si, en quelque sorte, elle n’avait pas fait une bourde sans le remarquer. Néanmoins, le fille se ravisa un moment plus tard et ignora simplement Reynard qui, contrarié, saisissait la carte dans sa main. En réponse, elle lâcha sa lame. L’homme jeta alors à Mira un regard perçant en observant le pâle et fin bras qui sortait de sa robe, concluant, au bout du compte, qu’elle avait plus que probablement utilisé une genre de tour louche pour tenir son épée. Donc, le chevalier augmenta sensiblement sa surveillance à l’encontre de Mira.

Au milieu de tout ça, Garrett observait la scène qui se déroulait devant lui, et quand il vit qu’elle s’était calmée — du fond de son cœur — il se sentit soulagé, maintenant que tout avait été réglé sans en venir aux mains.

Tandis que Mira descendait des marches et retournait à sa place originel, Salomon examina l’objet que lui avait donné Reynard, essayant de savoir si c’était bien la Maître-Clé de la Tour de l’Invocation.

« Incontestablement, c’est la clé de Dunbalf. Si nous considérons que lui, en tant que maître, l’a remis à son élève, alors c’est parfaitement compréhensible. »

Quand Salomon dit cela, il donna la Maître-Clé au garde royal à ses côtés et, un moment plus tard, l’objet fut de retour dans les mains de Mira. Elle le remit ensuite rapidement dans son Inventaire tout en essayant simultanément de sortir du regard du chevalier, dont l’intensité était toujours braquée sur elle.

« Maintenant que nous en sommes sûr, allons à un autre endroit. Disciple de Dunbalf, je veux que vous me disiez tout à propos de votre maître, dont on ignore la localisation depuis trente ans. Est-ce d’accord ? »

« Oui, pas de problème. »

Mira répondit immédiatement à l’invitation salvatrice du roi.

« Bien alors, je crois que mon bureau devrait convenir puisque notre conversation sera plus privée là-bas. Pour tous les autres, vous pouvez rejoindre la fête organisée par le groupe de parade. »

Dès qu’il entendit les paroles de Salomon, Reynard fit une fois de plus un pas en avant, faisant bisquer la jeune fille.

« Sire Salomon, elle est peut-être l’apprentie de messire Dunbalf, rester seul avec une personne si suspicieuse est trop dangereux. Votre humble serviteur demande, au moins, de pouvoir rester avec Votre Majesté dans la pièce ! »

Le chevalier jeta un regard à Mira et s’inclina profondément devant son roi, inquiet pour la sécurité de Salomon.

(À ce rythme, nous n’allons jamais sortir d’ici.)

En considérant cette situation, la fille pensa, qu’en effet, elle devait avoir l’air d’une personne suspicieuse pour lui. Mais d’un autre côté, la loyauté de Reynard était si exagérée que Mira secoua simplement la tête, se sentant fatiguée de la situation sans issue qui arrivait à cause de lui.

« Reynard, essayes-tu de dire que je pourrais perdre face aux charmes de cette petite fille ? »

Salomon afficha un incroyable répartie en décochant une question à son chevalier. Même si le roi avait l’apparence d’un jeune garçon, ça ne voulait pas dire que les trois décennies où il avait œuvré en tant que souverain était de l’esbroufe. Ce n’était pas juste les politiques qui décidaient du destin d’une nation dans le monde où ils vivaient, mais par-dessus tout, c’était les prouesses militaires de son dirigeant. Et c’était dans ce monde que Salomon avait continué de régner sur le pays entier pendant toutes ces années; on pouvait donc supposer la force du ce roi.

« N-non, absolument pas ! C’est juste que… si cette personne utilise un genre d’étrange capacité, nous devons être prêts. »

Sauf que Mira n’avait aucune idée du “genre d’étrange capacité“ dont il parlait. C’était compréhensible, cependant, en considérant que Reynard s’était fourvoyé sur ce que Mira avait fait avec son épée, comme si la fille avait utilisé un sort ou une capacité. Il avait arbitrairement conclu qu’il n’y avait aucune chance que son physique bien-bâti puisse perdre en termes de force contre une frêle jeune fille. Et en réalité, la force de Mira avait bien été augmentée par son équipement, mais comme elle ne savait pas que Reynard parlait de cette augmentation de statut par “capacité étrange“, la jeune fille ne pouvait pas se l’expliquer elle-même.

« Mira… c’est votre nom, n’est-ce pas ? Avez-vous l’intention de me nuire ? »

« Pourquoi le voudrais-je ? Je suis simplement venue parler. »

Quand la réponse de Mira atteint ses oreilles, le visage de Salomon s’éclaira brièvement d’un sourire lumineux.

« Tu as entendu ? Je veux aussi parler de beaucoup d’affaires avec elle. Sois raisonnable, Reynard. »

« Mais, si par malheurs quelque chose arrivait à Votre Majesté, je ne me… »

Le chevalier l’implora en serrant les poings. Cependant, celui qui mit un terme à cette situation inextricable fut l’Expert, qui était resté silencieux jusqu’à présent.

« Alors, que penses-tu de ceci; je vais attendre avec toi, Reynard, dans le corridor juste devant le bureau de sire Salomon. Si quelque chose arrive, nous pourrons intervenir vite. Crois-tu que mademoiselle Mira, ou même messire Dunbalf, puisse faire quelque chose à Sa Majesté dans le court laps de temps qu’il nous faudra pour rentrer dans la pièce ? »

« Hhmm, ugh… en effet… »

« Très bien, c’est décidé. Le fait est que j’avais vraiment hâte d’aller à la fête, mais puisque Reynard ne veut pas céder, ça n’arrivera pas. Je crois que ça devrait aller si nous sommes deux, pas vrai ? »

Après que l’Expert ait fait sa suggestion, il plaça une main sur l’épaule de Reynard en souriant.

« C’est une très bonne idée. Désolé que tu ne puisses pas y assister, Joachim. Nous tiendrons une autre fête bientôt, d’accord ? »

Après avoir hoché la tête de toutes ses forces, le roi s’arrêta un instant et se leva de son trône.

« Oh non, ce ne sera pas nécessaire, Votre Majesté. Reynard va m’offrir quelque chose en dédommagement. »

« Hmgghh… »

Incapable de rétorquer quoique ce soit, le chevalier fit la moue.

« Très bien alors, nous y allons ? »

Sur l’invitation de Salomon, les trois personnes le suivirent, se dirigeant vers le corridor menant à son bureau.

 

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