À la recherche du titre perdu

Une machette trancha les lianes bloquant la voie.

L’air était moite, la chaleur suffocante et les moustiques vrombissaient.

Mais ça n’arrêtait et ni n’arrêterait l’explorateur. il avançait malgré ses vivres qui commençait à manquer, ses réserves d’eau au plus bas et ses moyens logistiques inexistants.

Ses porteurs, un beau matin, l’avait abandonner. ils avaient suivi le gringo loco en imaginant le dépouiller et le laisser pour mort quelques jours après leur entrée dans la jungle. Malheureusement, son apparence était aussi miteuse que ses possessions, les faisant partir à la recherche de pigeons mieux dotés.

Il continuait d’avancer sous la canopée. Soudain, son pied disparu dans une tourbière. il tira rageusement sur sa jambe pour extraire son pied avec un bruit de succion abominable.

Dans les frondaisons, des singes hurleurs ricanèrent, comme pour se moquer de lui.

Beaucoup l’avait dit fou quand il s’était passionné pour ce peuple disparu, les Magyncas. Cet ancien peuple restait mystérieux pour la longévité de son existence qui contrastait avec le peu de production de cet ethnie.

C’est à peine si on avait réussi à déterminer le nom de ce qu’il vénérait: la Flëhm.

Il avait décidé de mener cette expédition pour découvrir l’une des rares constructions de Magyncas que rapportait les sources antiques.

Mais depuis son départ, il jouait de malchance, comme si des forces indépendantes de sa volonté cherchaient à le faire abandonner. Mais il était têtu, il trouverait le temple de la Flëhm ou rentrerait les pieds devant… à condition qu’on retrouve sa dépouille dans cette jungle impénétrable.

Et puis… avait-il quelqu’un à la patrie qui se soucierait de sa disparition ?

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua être entré dans un espace dégagé circulaire, comme si la végétation avait jugé préférable de se tenir à distance de la construction au milieu de la clairière.

Il ne remarqua le temple qu’en manquant de se cogner dessus.

C’était un immense bloc monolithique noir, sans fioriture. le seul défaut dans sa paroi lisse était la porte rectangulaire s’ouvrant sur des ténèbres insondables.

Il sortit une lampe de son paquetage et tenta de l’allumer. En vain. Excédé de se voire contrarier aux portes du but, il secoua la lampe de poche jusqu’à ce qu’un mince faisceau lumineux daigne apparaitre. il s’enfonça alors parmi les ombres.

À l’intérieur, il promena sa lampe autour de lui. Il était dans une pièce carrée de bonne dimension, vide à l’exception d’une sorte de coffre ou de sarcophage taillé dans la même pierre que le temple. Il s’en approcha et, avec effort et sueur, il arriva à faire glisser le couvercle.

Celui toucha le sol avec un bruit sonore, soulevant des nuages de poussières.

Toussant et secouant la main pour chasser la poussière, il regarda dans le coffre. Il y avait une liasse de parchemins. Il releva sa lampe. le faisceau de celle-ci révéla un escalier qui, il en jurerait, n’était pas là il y a deux minutes. Cet escalier grossier s’enfonçait dans les fondations, se perdant dans l’obscurité.

Se raclant la gorge pour se donner du courage, il mit les parchemins dans son sac et, lampe au poing, il descendit l’escalier, partant à l’exploration de ses abysses.

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